Depuis maintenant plus de 5 ans, je m’intéresse à ce
divin vin fortifié qui est seulement produit dans la vallée du Douro :
le Porto. Durant les 3 dernières années, mon intérêt pour la région
s’est grandement accru, j’ai fait beaucoup de lectures et de
dégustations en plus de rencontrer des gens passionnés par le sujet.
Ceci a suscité l’intérêt d’aller visiter la région et les artisans de
ce grand vin.
Mon récit de voyage ne se veut pas seulement celui
d’un passionné de vin du Douro, mais aussi d’un touriste puisque si un
jour vous désirez visiter le Portugal avec des gens dont le Porto ne
figure pas parmi les dix principaux points d’intérêts, vous serez ravis
de constater la beauté et la richesse du pays. De plus, j’indiquerai à
la fois les bons endroits pour se restaurer et pour trouver de
précieuses bouteilles.
Nous quittons Montréal le 19 juillet
vers minuit pour arriver à Porto vers les 14h après une escale d’une
heure à Lisbonne. Un décalage de 5h est à prévoir par rapport à l’heure
de l’Est (New York). Nous profitons du reste de la journée pour se
rendre et installer nos pénates à Viana do Castelo. Les parents d’un
beau-frère d’origine portugaise ont mis à notre disposition une maison
et une auto.
Après avoir fait les emplettes, nous commençons
les visites par la colline qui surplombe Viana. Le panorama est
admirable. Nous contemplons la merveilleuse basilique de Santa Luzia derrière laquelle une somptueuse « posada » offre le gîte pour environ 120 euros par jour.
Porto en vue
Le
lendemain, mercredi 20 juillet, les papillons s’agitent dans mon
estomac puisque nous sommes en direction de Porto. Après avoir traversé
la ville de Porto et le pont D. Luis I, nous arrivons à Vila Nova de
Gaia où la majorité des producteurs de porto ont installé leurs chais,
tous dans un rayon inférieur à cinq kilomètres. Il est ainsi possible
d’en visiter plusieurs dans une journée. Pour éviter les bouchons de
circulation ainsi que les problèmes des voies à sens unique dans ces
rues très étroites, le stationnement municipal de deux étages près des
chais de Ferreira ne coûte que six euros pour la journée.
J’avais planifié notre premier arrêt chez Taylor Fladgate.
Notre hôte, madame Ana-Margarida Morgado, nous a guidés vers un des
nombreux chais en expliquant trois éléments pour lesquels le porto est
si unique ainsi que la philosophie du groupe Taylor Fladgate dans leur
production de vin.
Un sol schisteux, un climat très chaud et
très sec en été à cause de son isolement de l’influence de l’océan
Atlantique par deux chaînes de montagnes et l’utilisation des cépages
indigènes constituent la pierre angulaire de la production des vins du
Douro.
La philosophie et l’éthique de Taylor sont assez simples
: la qualité avant tout. Quand on est considéré comme le meilleur
producteur de porto, on ne peut pas apposer sa signature sur un produit
qui n’atteint pas les standards de la compagnie. Interrogée sur la
décision de déclarer le millésime 1992 Vintage plutôt que 1991, comme
plusieurs l’ont fait, elle s’empressait de répondre que 1991 est une
bonne année, mais qu’elle ne convenait pas aux standards de Taylor.
Elle ajoutait que Taylor Fladgate préfère ne pas déclarer une année
Vintage si ce n’est que pour entrer de l’argent dans les coffres, ils
ont décidé de ne pas déclarer. Cela n’était aucunement influencé par le
fait que Taylor célébrait ses 300 ans en 1992. Avant 1991, le dernier
millésime unanimement déclaré était 1985, donc sept ans d’attente avant
de trouver une qualité exemplaire dans les vins. Toujours dans les chais, on a pu contempler un foudre du vin résultant de la parcelle de vieilles vignes
de la Quinta de Vargellas en 2003. Ce vin est exclusif puisque les
vignes âgées en moyenne de 75 ans sont orientées vers le nord. Il fait
tellement chaud à la limite du Douro Supérieur que même avec une
orientation nord, ces vignes sont capables d’atteindre la parfaite
maturité. Depuis 1995, Taylor Fladgate produit une cuvée spéciale avec
ces vieilles vignes même dans les années déclarées comme 1997 et 2000.
Enfin, tout porte à croire pour le moment que le millésime 2003 sera
une autre déclaration presque unanime chez les producteurs de porto.
Avant
de quitter Taylor, nous profitons pour faire quelques emplettes, les
prix étant très raisonnables. Les bouteilles de Vintage sont beaucoup
moins chères qu’au Québec et aussi inférieures ou égales aux prix que
l’on trouvera chez les cavistes au Portugal. J’en ai profité pour
acheter l’huile d’olive 2002 de Quinta de Vargellas pour seulement 3,5
euros. Elle se vend 10 euros à la boutique hors taxes de l’aéroport. Je
regrette déjà de ne pas en avoir acheté plus, car elle est vraiment
très bonne avec un petit goût d’épices plutôt inusité.
Déjà
l’heure du dîner, Taylor offre un service de restauration, mais nous
décidons plutôt de nous diriger sur la rue longeant le fleuve pour y
trouver une multitude de petits restaurants aux plats très
traditionnels.
Après le repas, ce fut le tour de Ferreira et de Graham. La visite à Ferreira
était vraiment très bien, instructions intéressantes sur la fondation
de la compagnie, l’implication de Antonia Adelaide Ferreira pour
l’avancement de la viticulture. Après la visite des chais, une
dégustation avec le porto blanc et le tawny termina le tout.
L’emblème de Ferreira symbolise que l’autruche
est un animal qui ne recule jamais alors que le fer à cheval, pour la
chance symbolique qu’on lui reconnaît, n’a jamais fait défaut à
Ferreira.
On se dirige ensuite chez Graham où l’accueil est
très bien alors que la visite s‘avère un peu courte et monotone.
Malheureusement, la guide n’était pas très à l’aise en français. Ma
sœur et mon beau-frère qui avaient visité 2 ans auparavant me disaient
que le traitement était mieux à cette occasion. Par contre, la
dégustation fut complète avec le blanc, le tawny 10 ans et le LBV.
Après ces deux visites, nous voulions aller chez Sandeman
sauf que l’heure tardive ne nous permit pas un guide francophone. Nous
avons quand même profité de la disponibilité d’une boutique pour
acheter en autre des pinces à porto à très bon prix. Ensuite, nous
fîmes un petit saut chez Noval juste à côté. À Gaia, Noval ne possède
pas de chais, seulement un bar à dégustation. On y fait déguster
gratuitement le tawny 10 ans, les portos blancs sec et doux et aussi le
LBV. Ce qu’il y a d’intéressant c’est les nombreux types de portos en
bouteilles d’une once expressément faite pour la dégustation. Je me
permis donc de goûter au Tawny 40 ans. On y vend aussi toute la gamme
de produits, entre autres de vieux Colheitas très abordable et certains
Nacional deux à trois fois moins chers que chez les cavistes.
On
quitte Vila Nova de Gaia et on traverse à Porto pour faire les
boutiques de vins, se trouver un restaurant et aussi prendre des photos
de la ville de Gaia
avant que le soleil ne se couche. À Porto comme partout ailleurs au
Portugal, la plupart des endroits où on y vend du vin sont en fait de
petites épiceries nichées sur la rue. Il faut magasiner les prix. Il y
a des aubaines et de bons prix, mais il y a aussi beaucoup d’arnaques
comme de vieilles bouteilles de Vintage Character vendues à plus de 100
euros. À Gaia, les producteurs offrent les meilleurs prix, exception
faite de Graham où ils étaient vraiment gonflés. Autrement, certaines
boutiques demandent le double de la valeur marchande.
En marchant dans les rues de Porto, on découvre un bar à porto.
À ma grande surprise, ce bar est maintenu par un Français,
Jean-Philippe Duhard, un vrai passionné. Jean-Philippe connaît vraiment
bien le Porto et le Douro, sa passion se situant vraiment au niveau des
petits producteurs qui fabriquent leur Porto à partir de leurs
vignobles. Il a réussi à me surprendre
avec le superbe porto blanc de la Quinta Romaneira. Et que dire du
porto blanc Golden White 1952 de Dalva, le seul Porto blanc millésimé
du Douro selon lui?
Attention, c’est chaud
Après
une journée bien remplie à visiter les chais, une autre journée
palpitante est à l’horizon. Le réveil matin sonna à 6h30, il faut
partir tôt. La région du Douro est à près de deux heures de Viana do
Castelo. Ensuite, il faut compter une bonne heure de petite route
sinueuse jusqu’à Pinhao au cœur de la vallée. La visite dans cette
région éloignée est vraiment un incontournable pour tout amateur, sinon
seulement pour l’immensité et la beauté de ses paysages.
Ne pas oublier de se munir d’une carte routière, de vérifier la
condition des freins et d’avoir l’air conditionné, car on atteint les
35 Celsius très tôt!
Dans le Douro, notre premier arrêt fut à la Quinta do Noval. Madame Rute Monteiro
nous accueille très chaleureusement. Une visite suivie d’une
dégustation étalée sur plus de trois heures 30 minutes fut
merveilleusement agréable. On a eu droit à un exposé sur l’historique
de Noval, depuis ses fondations jusqu’à l’acquisition depuis 1993 par
la compagnie d’assurances Axa. Fait intéressant, la compagnie Axa
décida de remettre l’ancien logo que la compagnie utilisait,
c'est-à-dire le corbeau, pour remplacer l’illustration de la Quinta. Le
corbeau vient du fait qu’ils se rassemblent en grand nombre à l’automne
dans un sapin de plus de 200 ans à côté de la maison. On sent que Noval
préserve la tradition. La méthode traditionnelle pour écraser le raisin
avec les pieds est encore utilisée pour tous leurs produits de
qualités, c'est-à-dire les LBV, vieux Tawny, Colheita et bien sûr le
Vintage. Plus coûteux, mais à leur avis, c’est le seul moyen d’avoir
une extraction parfaite des composants du raisin.
Après une
visite des lagares et des chais, une dégustation de huit produits fut
organisée. On y dégusta en autre le vintage 2000 Silval, le Colheita
1974 et l’excellent Tawny 20 ans. Nous avons ensuite droit à une visite
de la maison et nous signons le livre des visites. J’en profite aussi
pour rapporter un beau souvenir de la parcelle de vignes Nacional. Vraiment, cette visite restera gravée longtemps dans mes mémoires.
Pour
le dîner, il n’y a pas de restaurant ni d’épicerie à Pinhao. Il faut
aller un peu plus au nord dans un petit village dont le nom m’échappe
pour trouver une rue avec une somptueuse fontaine et quelques
restaurants.
Il fait vraiment chaud, il est 13h et c’est la
canicule au Portugal. Il doit y faire au moins 40 Celsius si ce n’est
pas plus. On se dirige quand même à la Quinta do Panascal,
notre prochaine étape. Ici par contre, l’accueil est un peu plus froid.
À notre arrivée, on nous distribue un baladeur, une cassette et un
plan. L’écoute de la cassette explique l’histoire de Fonseca, du
vignoble et des différentes variétés de raisins et la fabrication du
porto en marchant à travers les terrasses de vignes.
C’est vraiment bien expliqué et la vue est époustouflante. À notre
retour de cette petite balade, on n’a pas vraiment envie de boire le
verre de porto offert, mais plutôt un litre d’eau tant le moindre
effort nous déshydrate.
Sur le chemin du retour, on prend quelques photos des vignobles et de la rivière. Il faut faire un arrêt à Pinhao pour observer la gare et ses magnifiques azulejos
(tableaux typiques portugais faits de céramique). À noter, de nombreux
endroits où l’on peut s’arrêter le long des routes offrent des
panoramas idéaux pour des souvenirs mémorables sur pellicule. La Quinta
do Noval, vue de l’autre rive, est un exemple.
22 juillet
En
Espagne, on se dirige vers la plage à Vigo en arrêtant à Valança dans
une boutique de vins et portos dont plusieurs trouvailles. Plus grand
centre portuaire de l’Espagne, Vigo est une presqu’île dans la mer avec
d’un côté le port, de l’autre, les plages. Au centre-ville, deux grandes rues sont toujours bondées de piétons qui visitent ses restaurants, boutiques et petits bars.
23 juillet
Chaque
vendredi, à Viana, une foire près du centre de la ville attire des
marchands qui y installent leur tente pour vendre de l’artisanat, des
imitations de grandes marques, des produits alimentaires, etc. Les
petites rues sont remplies de boutiques intéressantes aux prix
négociables et de bons petits restaurants typiques.
24 juillet
Départ vers le sud pour 4 jours. Nous arrêtons à Coimbra pour y voir les ruines romaines
de Conìmbriga datant du 1er siècle. Les ruines ne sont pas
spectaculaires par leur conservation, mais bien pour réaliser l’avancée
technologique du peuple romain. Ensuite, le monastère de Batalha
près de Leiria est une merveille architecturale. Ce monastère au style
gothique construit sur plus d’un siècle vaut absolument le détour. On
se dirige plus tard vers Costa da Caparica à quinze minutes au sud de
Lisbonne pour s’enregistrer à l’hôtel. On en profitera pour s’étendre
en face sur une petite plage bien achalandée avant de souper à
Lisbonne. Au retour, on se fait prendre dans le trafic. Costa da
Caparica, une ville très active la nuit, est très populaire pour ses
terrasses et ses boutiques de rues.
25 juillet
On retourne à Lisbonne pour visiter l’immense monastère de Geronimo,
une autre fantastique merveille architecturale. Il fait y aller de jour
pour le visiter et de soir pour admirer la grande fontaine qui lui fait
face dans sa symphonie de couleur. Toujours en face du monastère, près
de la rive, on peut admirer une statue érigée pour les navigateurs
portugais avec Henri le Navigateur en premier plan. La tour de Belem
est aussi un incontournable. Elle se trouve à droite de la statue des
navigateurs, à environ 10 minutes de marche le long de la rive. On
visite ensuite le Baixa, un quartier où se trouvent la place du
commerce et plusieurs bons restaurants. On peut y prendre l’élévator
pour avoir une superbe vue sur la ville. Nous quitterons cet endroit
paisible pour Albufeira en Algarve. Pour l’amateur de vin, soyez
attentif. Sur le bord des routes, on admire les forêts de chênes dont l’écorce fournit le liège.
26 juillet
Notre
hôtel est situé à Montechoro, à cinq minutes de Albufeira. Petite ville
en croissance, on se croirait plutôt sur la côte est Américaine avec
ses néons. Aucun restaurant typique, uniquement des snacks-bars et de
la restauration rapide! Une grande déception, mais bon, l’économie
touristique prime! En matinée, on s’installe à la plage. Il a fait
excessivement chaud. À midi, la plage, vraiment superbe, était déjà
presque vide. L’eau est assez chaude, mais rafraîchissante avec la
chaleur qu’il y fait. Si vous avez un kit de plongée en apnée,
apportez-le! À moins de dix mètres de la plage, j’ai pu y observer une
petite pieuvre, des bancs de poissons et au moins trois autres
variétés. Nous dînons à Albufeira où des boutiques vendent du vin à
tous les coins de rue.
27 juillet
Après un
retour vers le nord, nous nous prélassons tout l’avant-midi sur le bord
de la piscine de l’hôtel de Cascais en attendant que l’on change les
freins de la voiture. L’escapade dans le Douro en est sûrement
responsable. Ensuite direction Sintra où l’on peut y voir deux
magnifiques palais qui méritent un arrêt. Le palais de Pena, perché au haut d’une montagne, est spectaculaire pour ses couleurs vives, mais aussi pour ses magnifiques points d’observation. Le Palacio Real,
au pied de la colline est plus intéressant pour visiter son intérieur,
sa grande cuisine et ses deux imposantes cheminées. Bar do Binho est
aussi une belle boutique de vin.
Après Sintra, nous nous dirigeons à Obidos pour souper et contempler la ville fortifiée. Le château a été converti en posada.
29 juillet
Nous
retournons le lendemain à Porto et Gaia pour y visite les églises dont
Sao Francisco qui est magnifique. Après quelques photos des instituts
de commerce du Porto, nous mangeons enfin du lapin,
un très bon plat au Portugal. À Gaia, Croft, Offley, Ramos Pinto et
Noval nous accueillent et nous en profitons pour faire nos derniers
achats.
Ramos Pinto a des articles vraiment intéressants à
vendre. Cette Maison a toujours été un leader au niveau du marketing du
Porto. On peut même acheter des répliques de leurs vieilles publicités.
Chez Croft, on nous faisait visiter leur cellier. On a donc pu voir de très près les vieilles bouteilles du 19e siècle et aussi les doubles magnums de 1977, 1994 et autres grands millésimes. Chez Offley,
une tournée des chais intéressante nous en apprend plus sur les efforts
du Baron de Forrester dans la région du Douro. Il a été le premier à
cartographier toute la région.
1er août
Après
deux journées tranquilles au cours desquelles nous avons complété nos
achats (les magasins ferment à quinze heures) et rencontrés la
belle-famille autour d’un BBQ, il ne reste qu’une journée avant le
départ. C’est malheureux, car il y a tellement de belles choses à voir
et à visiter. Nous décidons d’aller à Braga pour visiter l’église de Bom Jesus et l’Escalier des cinq sens.
Nous ne regrettons pas ce lieu vraiment magnifique avec son riche
intérieur et ses superbes jardins. En face de l’église, l’Escalier des
5 sens vaut la peine d’être grimpé. Après chaque escalier, une fontaine
représente un des 5 sens. De plus, des statues représentent plusieurs
personnages bibliques.
Voilà ce qui termine un superbe voyage.
On dit souvent que les meilleurs onguents sont dans les petits pots.
C’est le cas du Portugal, un petit pays très riche en culture et en
paysage à couper le souffle.
LES MEILLEURES BOUTIQUES DE VIN
Pour
faire vos achats de vins, il faut porter attention aux heures
d’ouverture des magasins. En Espagne, comme au Portugal, la plupart des
boutiques ferment pour le déjeuner de 12h à 14h. Aussi, la fin de
semaine, les horaires sont très irréguliers, plusieurs ferment à partir
de 15h. Nous nous sommes fait prendre à Lisbonne un dimanche
après-midi... Si vous traversez en Espagne, n’oubliez pas d’avancer
votre montre d’une heure!
À Viana do Costelo, Plusieurs
boutiques avec des sélections intéressantes. Par contre, certaines ont
des conditions moins qu’idéales. J’en recommande deux : Perola da China, sur un coin de la rue centrale au centre de la ville (téléphone : 258822586); Garrafeira do Martins,
situé à un coin de rue du précédent. Choix intéressant de Vintage, mais
surtout une belle variété de vins de table (Av dos Combatentes, 248.
Tel. 258823887)
À
Porto/Gaia, les meilleures offres sont très souvent directement aux
chais. Quelques épiceries ont des bouteilles intéressantes. Les prix
sont souvent très chers. Deux places d’intérêts sur la rua de Sao
Joano. À ne pas manquer, une petite dégustation chez Vino Logia, un bar
à Porto qui offre de belles découvertes.
À Valença, une seule boutique Garrafeira Vasco da Gama
(Tel. 251823315) vaut vraiment le déplacement. La plus belle sélection
de Vintage que j’ai vu durant mon voyage en plus d’un grand éventail de
vins de table
À Sintra, juste en face du palais niche le magasin Bar Do Binho.
Les prix sont élevés pour certains produits, raisonnables pour
d’autres. Il faut acheter avec attention dans cet endroit très
touristique. On pourra y trouver quelques beaux trésors. À éviter
absolument, la boutique à deux portes de là qui vend ses produits deux
à trois fois trop cher, cela même s’ils indiquent qu’ils n’appliquent
pas les taxes.
À Albufeira, dans cette ville d’Algarve, les
boutiques de vins sont à presque tous les coins de rue. Malgré
l’attrait touristique, les prix demeurent raisonnables sauf que le
choix est assez limité. Nous avons noté quelques vieux Colheita
intéressants.
À Vigo, en Espagne, Casa Samaniego
tient une belle sélection de vins espagnols à prix raisonnable. On peut
même y déguster des vins servis dans les verres appropriés. (Tel.
986434174)
LES HÔTELS
À Albufeira, l’hôtel
Montechoro, une aubaine pour environ 85 euros, est vraiment à la
hauteur de nos attentes. Situé à cinq minutes en auto de plusieurs
plages..
À Cascais, nous avons payé 80 euros la nuit à l’Hôtel
Citadela Cascais. C’est propre, le confort est moyen. Il doit y avoir
mieux.
À Costa Caparica, l’hôtel Praia do Sol charge 58 euros,
un prix sûrement influencé par la proximité de la mer à moins de 5
minutes à pied. Pour le confort, on repassera.
LES VINS DÉGUSTÉS
Pendant les deux semaines, j’ai eu la chance de déguster plusieurs portos. Voici mes recommandations.
Porto blanc
Mon
préféré fut le Quinta Romaniera Fine White dégusté chez Vino Logia. On
peut souligner Graham’s Fine White, Offley Lagrima et Ramos Pinto
demi-sec qui sont des blancs très agréables à boire. Une mention
spéciale au Dalva Golden White 1952 qui est vraiment dans une classe à
part!
Tawny
Lors de nos visites à Porto, les
maisons ouvrent un Tawny sans indication d’âge, souvent vieilli trois
ans en fûts. Je ne saurais vraiment vous en recommander un. Il n’y en
avait pas qui m’ont vraiment été agréables à boire, ce sont des Portos
qui ont avantage à être servis frais ce qui n’était pas très souvent le
cas. Parmi les tawnies avec indication d’âge, je recommande sans
hésitation la gamme complète de Noval. Leur tawny 40 ans m’a
complètement renversé par sa finesse et une longueur de plus d’une
minute! Le Graham 10 ans est aussi recommandable, mais vraiment
derrière le Noval.
Colheita
Bien sûr, je ne peux
passer sous silence le Noval 1974 qui était sublime. Le 1984 produit
par la Quinta do Romaneira qui avait une attaque en finesse et une
rétro olfaction du tonnerre m’a surpris.
Late Bottled Vintage
Les
deux meilleurs dégustés lors de mon séjour furent le 1999 de Niepoort
et un peu derrière qualitativement, le 1997 de Quinta do Tedo.
Vintage
J’ai
seulement eu l’occasion de déguster le Silval 2000 de la maison Noval
qui était excellent. Il s’agit selon moi, avec Poças, du meilleur
rapport qualité-prix parmi les Vintages de ce millésime. Il commence
par contre à se refermer. Il était beaucoup moins floral et exubérant
que l’an dernier avec cette fois-ci des notes de fruits noirs et une
structure tannique et épicée.
Vins secs
Une belle
expérience fut de trouver un Niepoort Redoma 1996 en Algarve. À
maturité, sans aucun signe de fatigue, la robe est d’un rubis intense.
Le nez est encore sur le jeune fruit et commence à montrer signe
d’odeurs tertiaires. La bouche est souple et sur le fruit noir. En
finale, les tanins sont encore présents avec des notes boisées.
Frédéric Blais
Révision et corrections : Alain Laliberté