Pour une deuxième année consécutive, j’ai décidé de partir pour deux semaines en vacances au pays du Porto.  Comme vous pouviez le lire dans mon article de l’an dernier, j’ai parcouru le Portugal presqu’entièrement.  Malgré la grande beauté de ce pays, cette année je désirais passer plus de temps à déguster et à visiter mes domaines et producteurs préférés.  C’est donc avec la même passion que je vous fais le récit de mon voyage en élaborant surtout les rencontres avec ces artisans du Porto.

 

Durant ces deux semaines, j’ai eu la chance de déguster plusieurs produits, je n’élaborerai pas énormément sur les notes de dégustations de ces produits à l’intérieur même du texte, j’ai donc ajouté une section pour traiter entièrement de ce sujet.

Commentaires de dégustation

 

Concernant la photographie, ma deuxième grande passion, on peut visualiser les quelques 500 photos que j’ai prises et disposées selon le même ordre chronologique avec lequel je fais le récit de mon voyage à l’adresse suivante : http://www.frederickblais.com/pics/index.php?cat=2  De plus, j’ai ajouté un lien pour chaque section aux endroits appropriés de mon texte mais aussi des hyperliens directement sur des mots précis pointant vers des photos pour ajouter une description imagée.

 

23 Octobre :

 

Départ le 22 octobre de Toronto pour arriver à Porto le 23 octobre vers l’heure du midi.  Tout comme l’an dernier, on s’installe à Viana do Castelo, ville centrale de la partie nord du Portugal.  Une fois bien installés, on se rend au belvédère de l’église Santa Luzia.  Cette église est construite au sommet d’une colline en plein cœur de Viana.   Cette année, le petit musée installé dans la partie arrière de l’église était ouvert.  Un ascenseur a aussi été installé pour nous éviter de monter les marches qui nous mènent au clocher de l’église.  De là on a une vue absolument magnifique et romantique de la ville.  On assiste de là-haut à un coucher de soleil sur la côte atlantique.

 

Derrière l’église, on y trouve une très jolie posada (monument historique restauré en bâtiment hôtelier).  Un peu plus loin sur la colline, on s’affaire à restaurer des ruines celtiques qui ne sont pas encore accessibles au public.

 

Les photos de la journée : http://www.frederickblais.com/pics/thumbnails.php?album=2

 

 

 

24 Octobre :

 

Journée consacrée au Porto!  On arrive en matinée à Gaia.  On prend une petite marche le long de la rive pour admirer Porto. Le paysage est vraiment merveilleux, quel panorama!  Le Vieux Porto est tout simplement superbe.  Comme il est construit sur une colline, elle nous dévoile énormément de détails sans que les bâtisses nous limitent la vue par leur hauteur.  À Gaia, je suggère le stationnement payant tout près des chais de Ferreira.  À deux pas de là, on aperçoit des artisans qui répliquent les barcos rabelos, ces embarcations servaient au transport du Porto jusqu’au milieu de vingtième siècle.  On peut aussi les voir dans leur splendeur le long des quais.  Aujourd’hui leur utilité est purement  touristique en plus de la course annuelle du 24 Juin pour les festivités de la Saint-Jean, le Saint patron de la ville de Porto.

 

Vers 11h, on se rend aux chais de Niepoort pour une visite qui se termine par une dégustation complète de la gamme.  Notre hôte, Nick Delaforce, qui travaillait auparavant chez Delaforce avant que cette dernière soit achetée par le groupe Taylor Fladgate & Yeathman. 

 

Les chais de Niepoort sont littéralement remplis à capacité maximale, dans certaines allées il est même difficile de marcher à son aise tellement des caisses de produits s’empilent au milieu des rangées de barriques.  Après un petit tour parmi les stocks de tawnys, Nick nous fait entrer dans la traditionnelle salle où il travaille avec Dirk à l’élaboration des Portos.  Les murs sont agrémentés de plusieurs bouteilles de Porto dont ils se servent pour faire l’assemblage des Portos. 

 

Dans le même chai, on y retrouve la chaîne d’embouteillage, aujourd’hui c’était au tour du Tawny Junior.  On passe ensuite dans un autre chai, dans celui-ci, on y trouve la salle de dégustations, rustique mais chaleureuse ainsi que plusieurs emplacements pour entreposer vins et Portos.  On y reviendra dans quelques instants pour la dégustation. 

 

Un petit saut s’impose dans un autre chai où sont entreposés les vieux Portos et les impressionnants dimeijins qui gardent les précieux Portos de type Garrafeira.  Un type de Porto dont Niepoort en est le seul producteur à l’heure actuel.  Après un séjour dans des barriques de 550 litres, le Porto fera un séjour sous des contenants en verre pouvant contenir environ 11 litres, les dimeijins, pour encore plusieurs années avant d’être mis dans des bouteilles de 750 ml.  Donc, sur une bouteille de Garrafeira on retrouve comme information : le millésime, la date d’embouteillage, ce qui signifie le transfert dans le dimeijin et ensuite la date de décantage qui signifie le transfert dans la bouteille de 750 ml.  Ces produits sont rares et très chers!

 

Maintenant la dégustation!  On a vraiment eu droit à un tour complet de ce que Niepoort est capable de produire coté Porto.  Je retiens particulièrement le Colheita 1987 pour sa complexité et longueur et le Vintage 2003 pour sa richesse, sa fougue et quelle longueur!

 

Par la suite, le temps d’un copieux repas, ils le sont tous au Portugal, on se dirige vers le vieux Porto, à l’IDVP.  Roy Hersh et Mario Ferreira ont eu la gentillesse de nous laisser accompagner leur groupe pour faire le tour des bureaux et laboratoires où l’on gère tous les aspects qualitatifs du vin du Douro et Porto.  

 

Ils organisent de superbes voyages au pays du Porto.  Pour en savoir plus, visitez leur site web.  En entrant, on peut voir la première pierre qui a servi à délimiter le vignoble du Douro lors de l’entrée en vigueur du traité de 1756 adopté par le Marquis de Pombal.  Les pierres portent ainsi le nom de pombaline. 

 

Natalia Ribeiro nous guida à travers plusieurs salles de laboratoire.  C’est dans celles-ci que les analyses chimiques pour le contrôle de la qualité du produit sont faites.  Toutes les maisons de Porto doivent soumettre 3 échantillons qui passeront ensuite la batterie de tests de l’IDVP avant de pouvoir commercialiser leur produit.  L’IDVP ne se limite pas seulement à la vérification des échantillons que les  producteurs soumettent, ils prélèvent eux-mêmes des bouteilles en vente sur le marché pour s’assurer qu’aucune bouteille de qualité inférieure n’aurait été embouteillée à leur insu. 

 

Après les tests chimiques, il y a aussi un comité de dégustation présidé par Bento Amaral. Le comité formé de 7 membres, dégustera chacun des échantillons pour s’assurer de leur conformité.  Une note sur 10 lui sera attribuée.  Selon la note, le producteur décidera ensuite sous quelle catégorie il peut commercialiser son Porto.  Par exemple si un échantillon soumis pour un Vintage a reçu la note minimale de 9/10 il pourra déclarer son échantillon comme Vintage, sinon il pourra attendre quelques années et tenter de faire accepter son échantillon comme LBV.  Si jamais le producteur n’est pas en accord avec le verdict du comité,  il peut aller en appel pour tenter de faire augmenter sa note.  M. Amaral a pris près de 45 minutes pour nous expliquer les procédures et nous a même donné le droit de lui poser toutes nos questions avant de terminer l’entretien.  Vraiment une rencontre exceptionnelle.

 

Avant de s’apprêter à souper, on s’est arrêté à Vinologia pour déguster le tawny 40 ans de la Quinta da Romaneira fortement recommandé par Roy, au Vintage de Sâo Pedro ainsi qu’à un ruby demi-sec de Roseira & Ricou.  Le propriétaire de ce dernier est le fils du propriétaire de la Quinta do Infantado.  Le style de Porto vinifié en demi-sec chez Infantado a suivi le fils.  Chez Vinologia on peut y déguster une très grande variété de Portos, on y trouve aussi de très bons fromages régionaux que l’ont dégustent tout aussi avidement que notre verre de Porto.  Leur gâteau au chocolat est toujours un incontournable.

 

Pour un souper à Porto,  lorsque la température le permet, il faut s’installer à l’un des plusieurs petits restaurants sur le bord du fleuve et rêvasser en voyant le soleil se coucher laissant les lumières de Gaia illuminer le Douro.  L’inverse est tout aussi vrai, en traversant le pont D. Luis, on se retrouve à Gaia et l’on peut admirer la splendeur des lumières plus conservatrices de Porto rayonner sur le Douro qui prend alors toute sa signification puisque le mot en portugais signifie or.

 

Les photos de la journée : http://www.frederickblais.com/pics/thumbnails.php?album=3

 

25 Octobre :

 

On se dirige vers l’Espagne pour un séjour de 2 jours.  Avant de traverser la frontière, on s’arrête à la ville de Valança do Minho.  Il y a deux magasins intéressants pour y faire des emplettes de vins et Portos.  Il faut aussi visiter les fortifications qui abritent encore des villageois et des boutiques pour touristes.  Une boutique de vins se trouve à l’entrée, il y a vraiment des petits trésors, pour preuve, j’y ai trouvé un magnum de Batuta 2000!  C’est de cette place forte sur le haut d’une colline que les Portugais autrefois contrôlaient le passage sur la rivière Minho pour protéger leur frontière nord avec l’Espagne.

 

On continue ensuite notre chemin, on traverse la frontière et on se dirige vers la ville de Santiago de Compostela.  Malheureusement la pluie nous rattrape et ce n’est pas la température idéale pour se promener dans la vieille ville qui a vraiment de magnifiques petites rues.  Santiago est surtout connu pour sa cathédrale.  Immense temple aux détails titanesques, on passera au moins une heure à faire le tour de la salle principale pour admirer les personnages gravés sur les nombreux piliers, les nombreuses sales de recueillement et les fresques religieuses.

 

Pour éviter le trafic du lendemain matin, on sortira de la ville pour se trouver un hôtel pas très loin.  L’hôtel Castro est vraiment très recommandable, chambre confortable, service courtois et prix avisé.

 

Photo de la journée : http://www.frederickblais.com/pics/thumbnails.php?album=4

 

 

26 Octobre :

 

Toujours en Espagne, on se dirige vers la côte nord pour y admirer les pittoresques villages côtiers.  On s’arrêtera à Ferrol pour admirer les formations rocheuses et la mer qui s’y fracasse au cap du nom de la ville.

 

Après le dîner on se dirige vers le sud en direction de la ville d’Ourense près de laquelle  s’y trouve le canyon de la rivière Syl.  Malheureusement il était déjà tard et fin octobre, le soleil se couche vers 18h30.  On a juste eu le temps d’admirer le paysage et la richesse de la faune pour se convaincre d’y revenir sans faute lors d’un voyage subséquent.

 

Photo de la journée : http://www.frederickblais.com/pics/thumbnails.php?album=5

 

27 Octobre :

 

Une autre journée passée à Gaia/Porto.  Le matin, nous avons un rendez-vous aux chais de Graham’s pour y faire une visite ainsi qu’une dégustation d’une bonne partie de leur gamme de produits avec en surprise, des échantillons de barriques du millésime 2004.  Stéphanie et Isabelle furent nos hôtes pour la visite et la dégustation, elles nous ont offert un service personnalisé impeccable! 

 

La première partie de la visite consiste à écouter un vidéo enrichissant sur la maison Graham’s et l’histoire du Porto en général.  On fait le tour du vignoble de la Quinta Malvedos avec Rupert Symington en passant par la fabrication de leurs tonneaux jusqu’à l’explication de leur nouvelle méthode pour écraser les raisins dans les lagares avec leurs robots munis de prothèses de silicone.

 

Par la suite, on visite les chais qui abritent bons nombres de fûts et de foudres.  Le plus impressionnant est sans aucun doute l’immensité de leurs celliers à Porto Vintage!  Stéphanie nous explique ensuite les étapes de la production du Porto et la particularité de la région du Douro.

 

 

Lors de la dégustation, on a eu la chance de pouvoir comparer le même assemblage du millésime 2004 vinifié de trois façons différentes.  La façon dite traditionnelle avec des humains qui écrasent les raisins avec leurs pieds, procure un vin beaucoup plus confituré, de loin le plus complet des trois.  La méthode robotique, c'est-à-dire avec une machine qui émule les pieds de l’homme avec des prothèses en silicone sur des pistons donne  un vin agréable mais avec pour défauts, des tannins verts et une acidité volatile au nez.  Pour la troisième méthode, on écrasera les raisins avec le robot, par contre, au lieu de continuer à utiliser cette même machine pour briser le chapeau, on transfère le moût dans un environnement fermé où un piston mélangera le moût.  Le tout est automatisé par la pression gazeuse dégagée lors de la fermentation.  Cette méthode a donné un vin moins riche en fruits que la méthode traditionnelle, par contre, il faut noter que les tannins sont plus puissants et le nez a cette touche florale très agréable et qui plus présente que dans les deux autres procédés. 

 

Pour le dîner, nous avons marché jusqu’au restaurant adjacent les chais de Taylor Fladgate : le Barao Fladgate.  Quel décor!  Le service est impeccable et que dire du repas qui est un des meilleurs que j’ai pu prendre au Portugal.  Le tout sous les 20 euros tout inclus.  Il faut comprendre qu’au Portugal comme dans plusieurs pays européens, on nous sert des entrées qu’on a le droit de refuser, mais si on les mange, on nous chargera le prix sur la facture.  Le pain, les petits pots de beurre et de pâtés sont aussi portés à notre facture.  Je me dois de mentionner que les olives noires étaient excellentes ainsi que la généreuse portion de magret de canard servie avec une sauce aux framboises.

 

Photo de la journée : http://www.frederickblais.com/pics/thumbnails.php?album=6

 

 

28 Octobre :

 

Une journée plus relaxante, on se promène à la foire hebdomadaire de Viana Do Castelo qui est érigée tout près des ruines des fortifications de la ville.  Des gitans mettent en vente plusieurs produits à bas prix.  C’est donc l’occasion d’acheter une variété de produits allant d’une paire de souliers, draps, chapeaux, plats en céramique, parfums etc.

 

Par la suite, fidèle à mes habitudes, je me devais d’aller mettre mon nez dans les deux magasins de vins intéressants de la ville :  Petrola da China et Garrafeira do Martins, tous deux à un coin de rue de distance.  Petrola da China avait pour ma curiosité plus de produits intéressants avec en autre les Batuta 2003 et Pintas 2003.

 

 

29 Octobre :

 

Départ pour le Douro, on se dirige vers Vila Real.  À quelques kilomètres de la ville, on se doit d’arrêter au Solar(manoir) de Mateus.  Un superbe bâtiment de style baroque bâti au milieu du 17ème siècle et il appartient toujours aux comtes de Vila Real.  Mateus a été très connu pour la représentation du manoir sur l’étiquette du vin rosé qui porte le même nom.  Encore aujourd’hui, il est un des vins rosés les plus populaires.

 

Pour quelques euros, on peut visiter l’intérieur du manoir ainsi que les jardins adjacents.  Les jardins sont riches en variétés et excessivement bien entretenus.  Des petits arbustes taillés sous plusieurs formes abritent toute une flore.   Toujours dans les jardins, on pourra y voir des arbres fruitiers et à ma surprise, des vignes de kiwis!

 

De Vila Réal, on prendra l’autoroute en direction sud pour se rendre à Régua.  Soyez attentifs, les collines s’élèvent le long de la route sur lesquelles on remarquera les nombreuses terrasses et patamares de vignes.  Le plus beau est à Régua.  La ville a une situation géographique idéale pour le touriste en quête de paysages forts en émotions.  Elle est située sur la rive du Douro, dans le creux d’une vallée avec plusieurs collines remplies de vignes multicolores à ce temps-ci de l’année

 

Avant le souper, on prendra une petite route scénique qui serpente le long des collines pour se rendre à la ville de Lamego.   Encore une fois, les paysages sont superbes.  On y voit des petits villages perchés sur les flancs de collines, des petits vignobles et plusieurs ponts.  Le Portugal est en plein essor pour ce qui a trait à l’agrandissement et au renouveau de son réseau routier.  Le Douro n’y échappe pas.

 

La petite ville de Lamégo est surtout reconnue pour son sanctuaire de Nossa Senhora dos Remédios bâti au 18ème siècle qui comporte pas moins de 600 marches.  Il ressemble beaucoup à celui qu’on l’on peut voir à l’église Bom Jesus et ses escaliers des cinqs sens près de Braga.  À chaque année au mois de septembre, plusieurs pèlerins iront gravir ces marches. Après avoir franchi toutes ces marches, on peut visiter une petite église qui a énormément de cachet et un intérieur très bien décoré.  Tout au long de notre ascension, on doit s’arrêter quelques instants pour admirer le paysage que nous procure ce haut point dans la vallée du Douro.  La vue sur la ville et les collines est tout simplement incroyable.  On est aussi contraint à la température qui peut changer rapidement dans ces montagnes.  Pendant qu’on se faisait mouiller au sanctuaire, à peine un kilomètre plus loin c’était le beau soleil.  J’ai tout de même assisté à un magnifique arc-en-ciel pour ajouter à ce paysage déjà surréaliste.

 

Retour à Régua pour y marcher le long des petites rues.  Pour les amateurs de vins comme moi, on arrêtera à la boutique de l’institut de vin du Douro et de Porto pour magasiner à travers une sélection intéressante de Portos.  Plusieurs livres, chandails, articles de promotions sont aussi en vente.

 

Photo de la journée : http://www.frederickblais.com/pics/thumbnails.php?album=7

 

30 Octobre :

 

Cette journée était planifiée pour une visite guidée en jeep au parc archéologique de la vallée de Coa près de Vila Nova de Foz Coa.    Par contre, en début de journée, la température à Régua était vraiment mauvaise, il pleuvait abondamment.  On a tout de même tenté notre chance en espérant que les collines autour du Douro puissent couper cette pluie et nous avons donc conduit jusque dans le douro supérieur pour voir si la température n’y serait pas plus clémente.  Erreur! C’était pire et cela rendait la randonné impossible pour des touristes qui s’attendaient à un séjour au sec dans cette vallée ou la pluie est très rare et ne tombe jamais pendant deux semaines consécutives!  Bref, une journée annulée dans le douro supérieur et du même coup, ma visite à la quinta do Vesuvio.

 

On décide alors de retourner à Pinhao pour s’installer plus près de nos rendez-vous du lendemain et pouvoir ainsi sauver du temps pour allonger notre sommeil.  Pinhao est un petit village dont son existence et son développement tient surtout à sa station de train.  Tout comme Régua, Pinhao est assise sur les rives du Douro et l’on peut donc assister à des paysages magnifiques grâce à ces collines qui l’entourent.  La petite station de trains est populaire au près des touristes pour ses colorés azulejos qui ornent ses murs extérieurs.

 

Photo de la journée : http://www.frederickblais.com/pics/thumbnails.php?album=8

 

 

31 Octobre :

 

Une journée dédiée aux visites de vignobles et aux dégustations chez deux de mes producteurs préférés : Noval et Niepoort.

 

En matinée, on a rendez-vous chez Noval.  Je visite ce vignoble pour la deuxième année consécutive.  Encore une fois, notre hôte Rute Monteiro a été à la hauteur de la réputation des vins de ce domaine synonyme de qualité garantie.  Depuis que Axa millésime a acheté le domaine en 1993, plusieurs investissements ont été réalisés ayant comme but de doubler la superficie qu’occupe les vignes sur les propriétés de la compagnie.  Maintenant, un de leurs nouveaux objectifs est de produire un grand vin sec.  Je n’ai pas pu lui goûter mais on me confirmait que la commercialisation de ce produit devrait se faire d’ici peu, voir quelques années au plus.

 

Perchée sur une colline, la quinta do Noval offre une superbe vue dégagée de la vallée de Pinhao où la rivière du même nom coule le long des collines pour aller se déverser dans le Douro.  Les terrasses de Noval sont parmi les plus belles du Douro et sont d’autant plus magnifiques par ce matin ensoleillé qui rayonne sur les vignes rouges d’automne.  Noval est présentement en train d’aménager des terrasses traditionnelles encore construites à la main sur un vignoble acheté récemment.  Ceci est vraiment une incroyable démonstration de son attachement aux valeurs traditionnelles que cette compagnie continue d’entretenir.

 

Il n’y a pas que dans le vignoble que Noval est fidèle aux traditions, ces valeurs se poursuivent aussi lors de la vinification.  Noval vinifie encore tous ses vins de qualités (Tawny avec indication d’age, Colheita, LBV et Vintage) dans des lagares.  La première étape de la vinification est toujours effectuée par l’homme.  À chaque année on engage une équipe pour fouler les raisins fraîchement déposés dans ces énormes récipients en granite.  Une fois le foulage complété, on transfert le mout dans une autre lagare pour que la fermentation continue.  Lors de celle-ci, on a recourt à un robot qui ira perforer le chapeau qui se forme et le mélanger au moût.  Les pistons du robot sont munis de spatules en métal perforées à leur extrémité et s’arrêtent à une distance précise du fond de la lagare pour être certain de ne pas écraser les pépins.

 

La tournée des installations terminée, place à la dégustation!  On a eu droit à une dégustation complète débutant avec les produits bas de gamme de type Ruby pour se terminer avec les Vintages 2003 incluant le célèbre et rarissime Nacional.

 

Il n’est jamais facile de quitter ce superbe domaine, on aimerait toujours y passer plus de temps.  Un endroit où il est tellement facile de se déconnecter du stress quotidien.

 

Maintenant on se dirige à Valle Mendiz pour aller y visiter le centre de vinification des Portos de Niepoort.  J’admire beaucoup Niepoort pour l’esprit familial et traditionnel qui règne chez cette petite compagnie.  Tout en valorisant ces valeurs, on n’hésite pas à les redéfinir et à expérimenter vers de nouvelles avenues qui nous surprendront toujours et  qui réussiront aussi à nous charmer.  Même si les petites productions sont plus coûteuses et plus difficiles à gérer que les grandes marques à grand tirage, on se contentera tout de même d’embouteiller chaque style de vin sous sa marque respective pour avoir ainsi un portfolio rempli et très diversifié.

 

La visite s’est effectuée en français et notre guide fut Gabriela Santos.  C’est à Vale Mendiz que Niepoort foule les raisins pour produire ses  Portos ainsi que son vin de table Charme produit seulement lors d’années qui permettent d’exprimer pleinement la finesse et l’exubérance.  C’est ce que l’on recherche avec ce vin.  Charme est une petite production d’environ 3000 bouteilles vinifiée dans une lagare comme le Porto et aussi avec la rafle.  Dans leur cave, on y entrepose les Portos de la dernière récolte ainsi que le Charme qui terminait sa fermentation malolactique lors de notre passage.  C’est la raison qui explique le revêtement noir et les calorifères qui augmentent la température des barriques.

 

Une fois cette visite terminée, on se dirigea à la Quinta do Napoles pour un dîner dégustation où Luis Sebra se joint à nous pour nous faire découvrir la gamme de vins secs de Niepoort dont il est le vinificateur, à l’exception de Charme vinifié par Nick Delaforce.  Le repas était vraiment délicieux avec comme plat principal des tranches de porc noir rôtis et comme dessert une galette agrémentée de crème fraîche et un jardin de fruits frais.  Durant le repas, Luis nous parla de chaque vin.  Sa composition, son style et la direction que la compagnie tente d’entreprendre avec chacun.  Dans les blancs, le Tiara 2004 est un vin d’entrée de gamme fait de cépage traditionnel et rappelant le riesling par ses odeurs minérales et son acidités tranchante.  Ensuite toujours en blanc, le Redoma Reserva 2004 nous démontra face à un Meursault Clos Perrière 2002 d’Albert Grivault qu’on n’a pas besoin d’être en Bourgogne pour déguster un grand blanc! En plus, ce Redoma est trois fois moins cher et deux fois meilleur.  Faites le calcul!  Il est par contre difficile de mettre la main sur une bouteille de cette minime production faite à partir de très vieilles vignes. 

 

On poursuivit avec la gamme de vin rouge : Vertente, Redoma, Batuta 2003 et le Charme 2004.  Le Charme 2004 est vraiment exceptionnel.  Les premiers vins secs commercialisés par Niepoort furent les Redoma 1991.  Le Redoma 99 avait marqué un changement dans le style de vinification de la maison.  Avant ce millésime, les vins de Niepoort avaient beaucoup de coffre, les tannins étaient serrés aux grains présents avec une belle aptitude au vieillissement.  Par contre, avec le 99, on s’orienta vers un style plus international, joufflu, plus d’extraction tout en gardant une acidité et une fraîcheur respectable.   Avec le 2003, je trouve qu’on a trouvé un équilibre entre les deux styles.  Luis était bien d’accord.  C’est bien beau produire des bombes qui sont généreuses en jeunesse, mais on désire qu’avec l’âge ces vins atteignent grâce et complexité, non pas seulement un fruit fané et des tannins durs.  Donc, c’est ce qu’on a tenté de faire en 2003, déjà les vins sont beaucoup moins confiturés que par le passé, les tannins sont serrés et la structure impeccable. 

 

Il est vrai que j’ai eu moins de plaisir à boire aujourd’hui ces vins secs que ceux des millésimes 2000 et 2001, mais je n’ai aucun doute qu’ils ont une superbe aptitude au vieillissement.  Luis me faisait aussi comprendre que cela fait à peine 10 ans qu’on tente de produire du grand vin dans le Douro.  On est encore à l’étape de trouver les meilleures parcelles et de les tester.

 

Bref, les vins secs de Niepoort sont toujours à surveiller et j’ai bien hâte de suivre leur évolution.  Après ce super dîner, Luis nous fait monter en haut de la colline de la quinta où l’on entrepose les vins secs vieux d’un an.  On y dégusta 3 barriques qui pourraient entrer dans le mélange du Batuta 2004.  Incroyable tout simplement!

 

Encore une fois des adieux difficiles, ces gens sont tellement accueillants, généreux de leur temps, parlent avec tant de passion, que le temps passe trop vite pour nous, pauvres passionnés.

 

Déjà l’heure de se rendre pour le souper à la Quinta do Passadouro, où l’on a réservé pour deux soirs.  En plus de produire Portos et vins,  la Quinta do Passadouro a aussi un gîte pour accueillir les touristes.  Pour une troisième fois dans la journée, notre hôte a dépassé nos attentes.  Sur le bord d’un petit feu préparé par Ronald, le propriétaire des lieux, on a pu se réchauffer tout en sirotant un verre de Ruby de la Quinta do Passadouro.  En passant à table, en plus de plats délicieux, Ronald multiplia les offrandes magiques avec des bouteilles très rares de Niepoort en autre.  On a eu droit à un échantillon de barrique du Charme 2002 qu’il a conservé en cave,  un autre échantillon de Niepoort dont il n’avait aucune information.  Finalement avec le plat principal, un Batuta 99 tout simplement parfait.  Que de beaux rêves s’en suivirent dans le lit douillet de la Quinta.

 

Photo de la journée : http://www.frederickblais.com/pics/thumbnails.php?album=9

 

1er Novembre :

 

Une journée tranquille, nous fîmes une randonnée autour des villages d’Alijo et Sabrosa pour admirer les paysages qui les entourent.  Avant de prendre le souper, Ronald nous fit faire la visite des installations à la Quinta do Passadouro.  On visite un chai qui entrepose les Portos ainsi que les vins du millésime 2005.  On a pu goûter au Porto qui devrait servir à l’assemblage du Vintage.  Il a terminé sa fermentation il y a à peine deux semaines.  Comme on s’y attend de ce style de Porto, il est très concentré et gommeux avec des tannins fermes.  La récolte fut très petite en 2005 à Passadouro, à peine trois foudres.  Pour le vin rouge, la fermentation malolactique n’étant pas terminée, il y a beaucoup de gaz carbonique encore présent dans le vin, mais le tout semble prometteur.

 

Après cela, il nous emmena voir la lagare installée dans un autre chai.  On peut y voir le système de refroidissement qui contrôle la température du moût lors des temps chauds de l’automne du Douro.  Près de la lagare, il y a une presse qui sert à extraire un jus de deuxième presse pour ajouter de la puissance aux Vintages.  Elle a été perfectionnée par Dirk Niepoort.

 

Pour se creuser d’avantage l’appétit nous marchons jusqu’en haut de la colline du domaine pour avoir une vue splendide sur la vallée.

 

Pour le souper, toujours à la Quinta do Passadouro, le même rituel de grands vins secs se poursuivi avec un Quinta da Carolina 2001 et un Quinta do Passadouro 2003 reserva.  Avec le dessert, ce fut un LBV 1995 de la Quinta do Passadouro.

 

Un gros merci à Ronald pour cet accueil chaleureux et ces repas merveilleux.

 

Photo de la journée : http://www.frederickblais.com/pics/thumbnails.php?album=10

 

 

2 Novembre :

 

On quitte le Douro et sur le chemin du retour, nous fîmes un arrêt à Guimaraes.  Ville célèbre qu’on surnomme le berceau du Portugal, car c’est là que le premier roi du Portugal, Affonso Henriques, construit son château au 12ème siècle.  Au milieu du château, on peut monter au haut de son donjon de 33 mètres pour avoir une vue panoramique sur la ville.  Tout près du château, on pourra y visiter le palais des Ducs de Bragance construit au 15eme siècle, très bien restauré depuis.

 

Guimaraes est une très belle ville, mais encore une fois la vilaine température nous a plutôt contraint à une courte visite.  De plus, comme l’autoroute entre Vila Réal n’était pas encore terminée, on a pris plusieurs petites routes et quelques détours s’imposent en raison de la construction.  Ce parcourt peut prendre jusqu’à trois heures de conduite pour se rendre à Guimaraes à partir de Pinhao.  L’autoroute devrait se terminer au printemps 2006.

 

Photo de la journée : http://www.frederickblais.com/pics/thumbnails.php?album=11

 

3 Novembre :

 

Notre dernière journée complète avant de repartir pour le Canada.  La température n’est toujours pas plus clémente.  Cette fois-ci on se rend au nord du Portugal, près de la frontière Espagnole et en bordure du parc national de Peneda Gerês.  On s’arrête au petit village de Soajo.  On ira prendre le repas avec des membres de la belle famille de ma sœur.  Soajo est un petit village millénaire très rustique.  On est frappé par les espigueiros (grenier à blé) qui bordent le chemin.  À première vue on croirait voir des tombeaux, mais ce sont en fait des boîtes en granite servant à sécher et à entreposer le blé.  Soajo est entourée de collines hautes de 1000 mètres à certains endroits.  Pour y pratiquer l’agriculture et l’élevage de bétails, plusieurs terrasses ont été aménagées sur les flancs de ces montages.  Faites attention, les routes sont minces et sinueuses et il est très fréquent de voir le bétail se promener sur la route.

 

Après s’être bien rassasiés, on tenta une excursion dans le parc national.  Ne vous aventurez pas du côté Espagnol, à cet endroit en tout cas, la plus part des montagnes sont dénudées d’arbres.  La partie portugaise est nettement plus attrayante.

 

Photo de la journée : http://www.frederickblais.com/pics/thumbnails.php?album=12

 

 

4 Novembre :

 

Voilà, c’est déjà la fin d’un autre voyage réussi.  Malgré la température qui était généralement mauvaise pour cette période de l’année, j’ai eu droit à des visites et des rencontres magnifiques.  Déjà je pense y retourner en 2006, on devient vite dépendant du Portugal.  Les paysages sont magnifiques, les gens sont généreux et accueillants et en plus les vins et Portos sont grandioses.  Gros merci à tous ceux qui ont pu rendre ce voyage si merveilleux.

 

Pour plus d’information ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter à l’adresse de courriel suivante : alakazouz@hotmail.com

 

 

 

 

 

Commentaires de dégustations

 

Comme j’ai dégusté plusieurs vins, je vais tenter de garder mes notes de dégustations assez courtes tout en faisait ressortir l’essentiel des qualités de chaque vin.  Pour les notes, il y a une zone de plaisir qui se situe autour de 15-16.5 points sur un total de 20.  Au-delà de cela, ce sont des vins qui me procurent beaucoup de plaisir, 19 à 20 étant des vins parfaits ou presque.  En dessous de 15, des vins peuvent procurer du plaisir mais démontrent certains défauts ou ne me plaisent pas.  La note de dégustation associée au commentaire devrait dégager une impression nette de ce que je pense d’un vin.  Des « + » à coté d’une note signifient qu’il y a place à l’amélioration pour ce vin et qu’il devrait gagner en point sur mon échelle de cotation prévoyant une évolution en bouteille favorable.

 

Je me permets un commentaire sur le millésime 2003.  Personnellement, je trouve que ces Portos Vintages sont très difficiles d’accès pour le dégustateur et ne donne pas nécessairement beaucoup de plaisir à déguster maintenant.  Je n’en ai encore dégusté qu’une dizaine, mais mon impression jusqu’à maintenant est qu’ils sont plus secs et plus riches en tannins que ce que j’ai pu déguster en jeunesse des millésimes 97 et 2000.  L’équilibre étant au rendez-vous, il n’y a pas de doute que ces Portos Vintages pourront affronter plusieurs décennies pour celui qui saura les attendre.

 

Chais de Niepoort 24 Octobre 2005 :

 

Niepoort Junior : Ce vin est un assemblage de réserve de Porto vieillit en fût pendant environ 3 ans.  Un Porto d’entrer de gamme très satisfaisant avec au nez des notes épicées et de pruneaux secs.  En bouche le tout est ample et bien balancé avec, tout comme au nez, des notes épicées et pruneaux.  Simple mais bien fait et à 6 euros dans plusieurs boutiques, c’est un achat avisé.  15/20

 

Niepoort Senior : Comme son nom l’indique, ce vin est fait de réserves de Porto un peu plus âgées que le Junior, en fait c’est un assemblage de Porto d’environ 6 à 7 ans.  La couleur est beaucoup plus pâle que le Junior.  Le nez est très expressif sur des notes de fruits confits, vanille et toffee, vraiment envoûtant.  En bouche, on retrouve une finesse et une complexité impressionnante pour ce type de Porto, très rond, bonne acidité portée sur les notes sucrées de caramel et toffee avec une longue finale sur les figues confites et une rétro de crème brûlée.  J’ajouterais à ces commentaires qu’on ma fait déguster à la Quinta do Passadouro un Niepoort Senior vieillit environ 5 ans en cave et qui avait été ouvert pendant près d’un mois.  À ma grande surprise il a très bien tenu la route et ressemblait à un très bon Tawny 20 ans!  16/20 

 

Niepoort Tawny 10 ans : Simple mais exubérant au nez avec des notes de caramel et crème fraîche.  En bouche, le vin est plus vif que les précédents avec son acidité qui lui confère sa droiture.  Puissant, sur les notes de marmelade d’agrumes et crème caramel, finale très longue avec une rétro de caramel brûlé.  À première vue, ce vin est moins charmeur que le Senior mais sa structure est plus complète.  16.5/20

 

Niepoort Colheita 1987 : Au nez, c’est un Porto droit et pénétrant sur des notes de caramel et noix grillés.  En bouche, on a droit à une explosion de saveurs sur couches successives de caramel, crème brûlée et zest d’orange avec en finale des notes de muscades.  Quelle longueur et précision, ce Porto est impressionnant!  17.5/20

 

Niepoort LBV 2000 : Avec ce LBV, Niepoort nous donne accès à la richesse et la finesse dans un seul flacon.  Un nez dense sur les fruits très murs et sucrés, le cassis et les pruneaux, mais aussi avec un fond puissant et épicé.  La bouche aussi est puissante, mais bien balancé par la présence des tannins aux grains fins.  Le tout se déploie encore en un seul bloc pour l’instant sur des notes de prunes et fruits noirs très murs. L’équilibre est impressionnant.  16/20

 

Niepoort Vintage Secundum 2003 : Couleur impénétrable, ce jeune vintage est assez expressif et droit au nez sur des notes primaires de jus de raisins, confiture de prunes et feuilles de laurier.  En bouche, les tannins sont puissants mais présentent un très beau grain, très riche, sur des saveurs de prunes.  16.5/20+

 

Niepoort Vintage 2003 : De couleur tout aussi impénétrable que le Secundum, mais avec l’ampleur au bouquet que le Secundum manquait.  Un nez envoûtant et intense, il vient nous chercher avec ses notes de jeunes raisins, tabac et jus de betteraves.  La bouche est très riche, puissante mais aussi tellement bien balancée, les tannins sont serrés, le fruit est dense avec sur des notes primaires de pruneaux, la finale est tout aussi compacte et concentrée sur des notes asséchantes de poivres et de clous de girofle.  Un vin à attendre impérativement qui pourra certainement atteindre la perfection lorsque sa matière et ses tannins se seront adoucis.  18/20++

 

Vina Logia 24 et 27 Octobre 2005 :

 

Vina Logia est un beau petit bar à Porto maintenu par un francais.  On y trouvera plusieurs Portos produits par les petits producteurs de la région du Douro.  Jean-Philippe se fait un plaisir de nous les faire découvrir.  Je vais passer rapidement avec mes impressions sur les vins dégustés dans son établissement.

 

Quinta da Romaneira Tawny 40 ans : Très beau Tawny, intense et puissant, il s’offre à nous sur des notes de crème brûlée, noisettes grillées et chocolat noir.  La finale est remarquablement longue.  Très oxydé il garde quand même une certaine fraîcheur qui le rend si facile à boire!  18/20

 

Rol Roi Ruby Reserve demi-sec : Un ruby simple et original qui offre de la puissance par sa méthode de vinification demi-sec.  Le vin offre des saveurs de pruneaux cuits et de poivres mais le tout est très court du à la présence de tannins secs.  Original.  14/20

 

Quinta de Baldias Vintage 2003 : Couleur rubis foncé, pas très opaque pour un jeune Vintage le nez s’ouvre sur un bouquet ample avec des notes de pruneaux et de poivre.  En bouche, l’attaque est puissante et très tannique, encore beaucoup d’épices, plutôt sec et manque de chair pour supporter le tout, finale courte.  15.5/20

 

Quinta da Romaneira Colheita 1989, 88, 85 et 83 : Toujours intéressant de déguster plusieurs millésimes d’un même vin côte à côte.  Le 1985 s’est vraiment démarqué par sa complexité au nez et la longueur en bouche.  Le 89 aussi était très bien tandis que les 83 et 88 étaient passables.  Les caractéristique du Colheita de Romaneira à son meilleurs sont : un nez complexe sur les notes de fruits secs, surtout le raisin, noix grillées et caramels.  En bouche, si l’attaque est bien balancé, la bouche est souvent un peu mince par contre la rétro olfaction nous réveillera très vite pour ajouter à la longueur en bouche.

 

Chais de Graham’s 27 Octobre 2005 :

 

Graham’s White extra tico : J’ai beaucoup de misère avec les Portos blancs secs.  Celui-ci n’est pas une exception, malgré un bouquet très intéressant, en raison du style plus sec de ce Porto je trouve que l’alcool et une certaine amertume dominent en bouche.  12/20

 

Graham’s Fine White : Beaucoup mieux que le précédent, au nez les effluves florales et de miel s’entremêlent.  En bouche, l’équilibre est atteint, très rond et riche, ce Porto savoureux offre une finale exotique sur ses notes de pêche.  15/20

 

Graham’s Six Grapes Reserve : Très beau nez expressif sur les notes pleines de fruits biens murs, surtout les cerises noires avec une touche bien dosée de chocolat au lait.  En bouche on ressent des tannins secs et amers en entrer donnant sur des notes de chocolat noir, par la suite, le tout laisse place à une bouche tendre sur des notes de cerises noires.  Finale courte mais le tout très agréable, surtout considérant le prix.  15/20

 

Graham’s LBV 1999 : Le bouquet est plutôt fermé pour l’instant.  On décèle quand même une jolie palette de saveurs sur des notes de confiture de prunes, de cerises fraîches et de chocolat.  L’alcool se fait sentir par contre.  La bouche est très souple, beaucoup de fruits, surtout sur la cerise.  Sur la finale chaleureuse, on ressent encore l’alcool avec des notes de chocolat et d’épices.  15/20

 

Graham’s Tawny 10 ans : Superbe nez puissant et intense sur les notes de noisettes grillées, vanille et crème caramel.  Bouche complexe, équilibre atteint entre le sucre et l’acidité sur les notes de caramel et aveline.  La finale est assez longue, toujours bien balancée avec des notes de caramel et vanille.  16.5/20

 

Grahams Tawny 20 ans : Encore une fois, le nez séduit et est encore plus puissant et précis que celui du 10 ans.  Ses notes de vanille, toffee et noix de pécan séduisent le dégustateur.  En bouche, l’acidité est vive en attaque avec un support de saveurs tel que les fruits séchés, la figue confite et l’amande fraîche.  Finale très longue sur des saveurs de crème caramel.  17/20

 

Échantillon Vintage 2004 « traditionnal » : Superbe nez complet, riche et très expressif sur des saveurs de fruits noirs, la cerise et la prune.  Avec le temps des notes de cassis et de violette s’ajoutent.  En bouche, le vin est suave, très sucré, l’équilibre est merveilleux et cela donne place à une texture riche et douce comme du velours.  Les tannins sont très bien enrobés par la richesse de ce vin.  Les saveurs sont encore primaires, surtout sur la confiture de fruits noirs.  La finale est longue et ne cesse de  gagner en puissance avec le temps.  On a même droit à une rétro olfaction de chocolat noir.  18/20++

 

Échantillon Vintage 2004 « robotic » : Encore dans ce vin, on a droit à un nez très concentré, mais moins expressif et présentant un défaut.  Il présente des notes de cerises, coté floral mais un défaut, des notes d’acidité volatile déragent.  En bouche, beaucoup moins plaisant que celui fait à la méthode traditionnelle.  Le vin en offre moins pour l’instant, la texture moins soyeuse, il offre des notes de cerises noires et prunes en confiture.  La finale est assez longue, mais plus courte que le précédent et nous montre des tannins verts.  Quand même un beau vin mais qui a souffert en comparaison avec les deux autres échantillons.  16/20

 

Échantillon Vintage 2004 « plunger » : Quel beau nez!  Très floral, mais avec le temps, un petit coté vert, chocolat noir et de l’acidité volatile se mélangeront pour enlever l’exubérance à la touche florale.  En bouche, on est surpris dans ce cas ci par la puissance des tannins secs qui nous frappent en entrer de bouche.  Donc, le tout est puissant, très concentré sur des notes de cerises noires et chocolat noir.  La finale est longue sur les mêmes saveurs qu’en bouche. Cet échantillon apportera certainement de la structure au mélange!   17/20+

 

Quinta do Noval 31 Octobre 2005 :

 

Noval LB : Un ruby d’environ 5 ans d’âge, bouquet bien équilibré et persistant mélangeant des notes de réglisses et de cerises noires.  En bouche, beaucoup d’épices en attaque, texture ronde et sucrée, fruit très pure et plaisant, finale généreuse sur les tannins aux notes épicées et on y ressent aussi l’alcool.  14.5/20